vendredi 25 juillet 2014

Escapade improvisée en bateau

Métro, boulot, dodo. Et si on cassait un peu cette routine?En ajoutant par exemple: métro, boulot, Bateau, dodo! 



B comme ... bateau de la RTM bien sur! Cette fois-ci, ce n'est pas vers la Pointe-Rouge (lien de l'article ici), mais vers l'Estaque.


Le mistral qui s'était levé voilà quelques jours, empêchant ainsi le trajet des navettes, a fini par tomber, laissant place à une mer calme et un ciel dégagé.







Ça y est. Nous avons quitté le port, passé les digues et virons à tribord direction l'Estaque, un de ces petits villages qui font Marseille. 






Après une balade rapide sur le port et une dégustation de chichi frégi (beignets préparés à partir de farine de pois chiche, doré à l'huile d'olive ou au four), il est déjà temps de reprendre le bateau.






Déjà la traversée se termine. Le palais du Pharo et le fort Saint-Jean annoncent l'entrée du Vieux-Port. Dans une société régit par la rentabilité, la politique du chiffre et le temps (c'est de l'argent), ces petites escapades improvisées n'ont pas de prix!



mardi 22 juillet 2014

Le festival off d'Avignon - 1ère journée

C'est la première fois que je vais au Festival d'Avignon. Réputé au niveau international, il comporte une partie in, composée de spectacle vivant contemporain et subventionnée par la ville, la région ou l'État, et une partie off, composée de troupes indépendantes ou de spectacles auto-produits. Pour cette année, c'est le off que je vais découvrir.

Selon l'endroit où l'on se situe initialement, il y a plusieurs manière de se rendre en Avignon. Pour ma part, à partir de Marseille, il y a 3 façons: le car, la voiture et le train. Et c'est ce dernier mode de transport que j'ai emprunté.


Point de départ: Marseille-Gare Saint-Charles
Point d'arrivée: Avignon TGV (ligne violet foncé)

Deux gares existent à Avignon: Avignon centre, qui est dédiée aux TER et aux trains corails et Avignon TGV, qui comme son nom l'indique est dédiée aux TGV. Pour ce premier trajet, c'est la deuxième gare que j'ai choisi (9,40€ l'aller avec la carte jeune. Durée du trajet: 35 minutes). On l'aperçoit lorsque l'on monte sur Paris par le TGV direct. Cette fois, j'allais pouvoir l'observer de l'extérieur. Eh bien je peux vous dire qu'elle est très belle et reposante.





Des bassins et de la verdure qui font quelques peu oublier qu'il y a des parkings autour. Mais l'air ambiant était très lourd, très chaud. On sent clairement la différence avec le littoral. Et pour cause, près de la mer il y a un petit air frais. Plus à l'intérieur des terres, en été l'air y est étouffant.


En cette première journée, j'ai assisté à une scène ouverte musicale, qui s'est déroulée dans un magnifique domaine viticole, excentré de la ville d'Avignon: le Domaine Saint-Pierre d'Escarvaillac.




Le principe de ce spectacle: toute personne ou groupe musical peut venir jouer ou faire une démonstration sur scène.

Le premier groupe à monter sur scène s'est formé quelques jours avant la date du concert (ça a été indiqué par la chanteuse). 



Ils ont interprété des titres déjà existants dans les genres pop, chansons française, reggae et jazz et adaptés aux instruments composés par le groupe. C'était fort sympathique, idéal pour commencer la soirée et mettre l'ambiance.


Le deuxième groupe, Spontaki, a interprété ses propres chansons au style tribal, celtique, agrémenté d'instruments en tout genre (violons aux sonorités celtiques, tambour ancestral, didgeridoo, saxophone et guitare).


Au fil des musiques, nous nous sommes laissés entraîner par le rythme et les histoires celtiques et mystiques des chansons. Le plus de ce groupe: la participation du public lors du concert.


Ce fut une très bonne soirée. Le cadre de ce domaine s'y prêtait merveilleusement bien. Et durant toute la soirée, les grillons se sont mêlés à la fête, rappelant que l'été, les vacances et la Provence étaient bien présents.




lundi 21 juillet 2014

De tout et de rien

Vu à la gare d'Avignon TGV: un vélo dynamo. "Branchez votre téléphone ou appareil électronique. Il ne vous reste plus qu'à vous installer et à pédaler".



C'est simple et il fallait y penser. Prêt pour le tour de France?

jeudi 3 juillet 2014

Au Bougnat

C'est une petite brasserie sympathique, située sur l'île de la cité, au 26 rue Chanoinesse, à deux pas de l'Hôtel Dieu (lien de leur site web ici).



J'y avais été une première fois, il y a quelques années. A cette époque, j'avais beaucoup apprécié l'ambiance de cette auberge, une atmosphère un peu d’antan. Les serveurs étaient forts sympathiques et les plats copieux pour un prix très raisonnable. 

Tout récemment, à l'occasion d'un court séjour dans la capitale, j'y suis retournée pour y retrouver cette atmosphère et faire un break autour d'un bon repas. L'ambiance y est toujours aussi intimiste, familiale. On parle, on rit... c'est vivant!

Le service est toujours aussi agréable et souriant. Au niveau des prix, cela n'a pas changé. Comptez 18€ pour un plat à la carte et 12,90€ pour un plat du menu. En revanche, la quantité a bien diminué. J'ai été très déçu et j'en suis restée sur ma faim. 

Saumon grillé et ses légumes sautés

Oui, j'ai été très déçu sur la quantité (par rapport à ce que j'ai connu il y a quelques années). J'ai regardé discrètement les autres plats servis et pareil, la quantité servie ne payait pas de mine. Du coup, je n'ai pas pris de dessert.


En résumé: une bonne ambiance, une brasserie vivante avec des prix correct. Malheureusement, cette note positive est gâchée par la maigre quantité des plats. Dommage! 

mercredi 25 juin 2014

Des plages du Prado à la Vieille Charité

Depuis maintenant deux ou trois ans, la Régie des Transports Marseillais (RTM) a mis en place deux lignes de bateaux-bus reliant la Pointe-Rouge et l'Estaque au Vieux-Port de Marseille (centre-ville).



Pour 3€, elles permettent une traversée de Marseille par la mer en 30 à 40 minutes. Ce type de transport est toutefois compris dans les abonnements Transpass (équivalent au PassNavigo à Paris). Alors dans ce cas, pourquoi ne pas en profiter?


J'ai embarqué à la station de la Pointe-Rouge, au niveau des ports. Une remarque par rapport à ça: le chemin est indiqué par des panneaux peu visibles. Dommage! 
Il y a une navette par heure et par trajet. Pour ce type de transport, sécurité oblige, le nombre de places est limité au nombre de sièges présents sur le bateau. Encore un atout pour apprécier la ville.




Au moment où j'ai pris la navette, il y avait dans la rade de Marseille la dernière journée d'une régate "Les Voiles de Marseille". C'était magnifique!



Une fois passé le Château d'If, le palais du Pharo s'offre à nos yeux et ensuite le fort Saint-Jean, indiquant l'entrée du Vieux-Port.

Le palais du Pharo

Le fort Saint-Jean


Durant la traversée, j'ai appris en discutant avec des passagers que c'était les derniers jours d'une exposition consacrée à la représentation des visages. Cette exposition s'est déroulée au musée de la Vieille Charité, dans le quartier du Panier.


Rendu célèbre entre autre par la série française "Plus belle la vie", un espèce des "Feux de l'amour" français, qui s'est inspiré du quartier pour ses décors, celui-ci reste quand même très coquet et intimiste.


Il est vrai que les boutiques et surtout les restaurants sont assez chers du fait de cette notoriété. Cependant, le quartier a gardé de son charme. 

Cela fait plusieurs années que je ne m'y suis pas baladée. Et pour ma part, je trouve qu'il est resté fidèle à lui-même: méditerranéen avec ses petites ruelles ombragées, qui partent un peu dans tous les sens, joyeux et vivant notamment par la présence de fresques "street art" ou de galeries artistiques à ciel ouvert.







Me voici arrivée à destination: le musée de la Vieille Charité. Ancien hospice pour pauvres, mendiants, vieillards et enfants, la Vieille Charité abrite aujourd'hui le musée d'Archéologie méditerranéenne, le musée des Arts africains, océaniens et amérindiens, ainsi que des expositions temporaires. 

Ici: le site de la ville de Marseille.
Là: le site de la Vieille Charité.






samedi 21 juin 2014

La Gineste, la route des Crêtes et la mer

Un des atouts lorsque l'on habite à Marseille, c'est qu'il nous faut parcourir peu de kilomètres pour se retrouver en pleine nature. Par exemple, pour se rendre dans les calanques, la ligne 21 direction Luminy permet en 40 minutes (depuis le métro Castellane) de rejoindre les calanques de Sugiton.

Les promenades commencent au niveau du campus de Luminy, indiqué ici par le Centre de Physique Théorique

En ce dimanche ensoleillé du mois de juin, j'ai pris la direction de La Ciotat en passant par la Gineste (qui fait le lien entre Marseille et Cassis) et la route des Crêtes (qui fait le lien entre Cassis et La Ciotat).

Point de départ: Marseille, Castellane
Point d'arrivée: Port de La Ciotat


Première étape: la route de la Gineste! Je ne peux m'empêcher de penser à tout ces coureurs qui chaque année s'engagent sur le semi-marathon Marseille-Cassis. Même en voiture, on sent toute la difficulté du parcours.



A mi-chemin, sur une des aires panoramiques, on peut observer un ensemble de bâtiments perdus au milieu du Parc National des Calanques. Ils correspondent à l'Université Aix-Marseille II (anciennement Université de la Méditerranée).


Même si ce campus est  bien excentré du centre-ville de Marseille (tout comme le campus de Saint-Jérôme dans les quartiers Nord), et que les dessertes par les bus le soir laissent à désirer, étudiant de Luminy, nous pouvons nous dire que nous avons bien de la chance d'avoir ce cadre naturel autour de nous.

Marseille et les îles du Frioul, vues depuis la route de la Gineste.

La route de la Gineste



Arrivée au col, le plus dur est passé (enfin, pour les coureurs). La moitié du parcours est derrière eux, les muscles ont quelques mètres de plat pour se remettre, se détendre... puis c'est la descente.


Et au détour d'un virage, la calanque de Cassis, surnommée la Corne de Rhinocéros.



Arrivée au deuxième rond-point de Cassis, deuxième étape: la route des Crêtes.

Cassis, vue de la route des Crêtes 

C'est tout simplement magnifique. Ces pierres rouge qui tranchent avec le vert des arbres. Toute cette nature, cette garrigue autour de nous. C'est un cadre magnifique.




Quelques kilomètres plus tard, me voici arrivée à destination: La Ciotat, ville des frères Lumières, qui a vu naître le tout premier film cinématographique "L'arrivée d'un train en gare de La Ciotat".


Pour être sûre d'avoir une place de parking, je me suis garée un peu en arrière de la ville, à côté de la nouvelle clinique et d'un parc fort sympathique.


Dix minutes de marche auront suffi pour accéder au port et aux plages. La température de l'air était à 30°C environ, celle de l'eau 23°C: rafraîchissant.



Mais déjà les nuages rosissent, la lumière faiblit ... c'est la fin du week-end. Il est temps de reprendre la route, pour de nouvelles aventures...